Moutarde et moutardier

Moutarde et Moutardier

La graine de la plante « Sénevé », broyée, fut d’abord utilisée sèche, sous forme de poudre.
Cette moutarde apparaît au XIIIème siècle, bon marché, c’est « l’épice » la plus répandue au moyen âge.

Sa préparation va évoluer : la poudre sera « montée » avec du vinaigre, de l’eau, du mout de raisin (ou autres), la moutarde devient alors une pâte, qui sera présentée dans un « moutardier ».

On trouve des moutardiers à poudre en étain datant du XIVème siècle mais l’argent ou le vermeil (Louis XIV en avait dix huit ! .. ) n’apparaissent qu’a la fin du XVIIème.

La forme la plus ancienne, reproduit en miniature, le tonnelet dans lequel la moutarde était conservée.

Plus tard c’est le plus souvent un pot, de 12 a 14 cm de hauteur ,sur piédouche, à base renflée, décoré d’appliques, de cotes torses ou plus simplement, de ciselures. L’anse est constituée d’enroulements, le couvercle monté à charnière avec appui pouce, présente parfois une échancrure destinée à laisser passer une « cuillère a moutarde ».

Cette échancrure, qui n’existe pas toujours, permet d’affirmer qu’il s’agit d’un moutardier et non d’un « crémier » avec lequel il est souvent confondu.

Paris 1753/1757
Paris 1740
Paris 1759
Trévoux 1745 (juridiction de Lyon)